DominaHistoria

25 novembre 2012

"Le marquis des éperviers" de JP Desprat

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On suit un jeune garçon, de vieille noblesse du Rouergue, Victor. Son père n'a plus les moyens de s'occuper de lui. On peut être de vieille noblesse mais être désargenté. Heureusement, un oncle a une grande position au parlement de Paris. Il est décidé d'envoyer Victor à Paris et que son oncle lui trouvera une situation. 
C'est le départ de Victor sur les routes de France. Il va rencontrer un étrange personnage Le Marquis des éperviers, une espèce de Robin des Bois au temps de Louis XIV. 
Ce dernier le charge d'une mission périlleuse dans la capitale qui met en jeu la famille bâtarde des Vendômes et celle d'Orléans...

Il m'est difficile de résumer ce livre car même si la lecture en est sympathique, je l'ai trouvé avec le recul très décousu.

On part sur une première aventure de Victor avec le Marquis des Eperviers, un personnage fort intéressant du livre mais trop délaissé. Puis on retrouve Victor emporté dans une autre aventure à Paris qui met en scène Vendôme et Philippe d'Orléans. 
Pour faire grossiérement, Le marquis demande à Victor d'aider un de ses amis parisiens qui est mauvaise posture, Brandélis. Ce dernier est un prêtre, ancien protégé de Vendôme. Ce dernier veut l'éliminer car il connait un secret. En effet, Vendôme par le passé a été amoureux d'une femme (dont on ne saura jamais l'identité) qui était très malade. Cette dernière était convaincue de la puissance des reliques. Vendôme a donné de l'argent à Brandélis pour acheter des reliques au marché noir. Mais la femme est morte. Vendôme qui a maintenant peur pour sa peau veut faire condamner Brandélis pour trafic de reliques. Mais ce dernier ne veut pas se défendre en balançant l'identité de Vendôme car il était aussi amoureux de la malade et ne veut pas que tout Paris connaisse l'identité de cette femme qui est à l'origine de ce trafic. Vous voyez déjà comme c'est décousu cette histoire.

Mais là où c'est encore plus mal conçu, c'est que l'on perçoit que Brandélis et sa jeune soeur (qui bien sûr est un beauté et dont va tomber amoureux Victor) ont une naissance sous le sceau du secret. A la fin de ce méli mélo, on va apprendre qu'ils sont le fruit des amours d'une femme de chambre et du frère de Louis XIV, Monsieur. Vous savez celui qui aimait les hommes. L'auteur pour faire passer cette grosse pilule, va nous dire que la femme de chambre avait un physique de grenadier !!! Non mais sérieusement, c'est quoi tout ça !! Et là où c'est l'apothéose est quand le neveu du roi consent à cette filiation car en effet, il se sent bien en présence de sa demi- soeur !!!

Je suis très déçue en fait par ce livre. Plus j'y pense et plus mon sentiment se confirme. Si on le prend au premier plan, le livre se lit facilement. Mais avec le recul, on se rend compte qu'il est bourré d'incertitudes, d'un mauvais scénario et de personnages caricaturaux !! 

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"La chambre" de F. Chandernagor

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La chambre représente l'endroit dans lequel un petit garçon va vivre pendant des années, seul dans la crasse, le froid, l'humidité et le manque de lumière. Ce petit garçon qui avait été choyé pendant ses premières années, qui était l'attention de tous, va se retrouver négligé, va perdre de la santé  n'ayant plus aucun lien avec sa famille.

Cet enfant se rapelle sa vie d'avant. Son père qui l'instruisait, sa mère qui le dorlotait, sa grande soeur avec qui il jouait et toute une Cour qui ployait devant lui. Puis la Révolution arrive. Sa famille est enfermée au Temple. Mais lui ne se rend compte de rien, il est encore avec eux. Ils ont encore un train de vie raisonnable. Mais voilà que le Père est tué. C'est le début de la chute. On arrache l'enfant à sa famille. Sa mère et sa tante bataillent pour le garder mais en vain. Puis c'est au tour de la mère de mourir, puis la tante.

L'enfant n'a plus de contacts qu'avec ses bourreaux ordinaires. Ces gens du peuple qui pensant bien faire, ont tué à petit feu cet enfant. Et lui, le pauvre être n'ayant plus qu'eux, va vouloir devenir leur ami. Il va commencer à parler comme eux, il va même jusqu'à accuser sa mère et sa tante de l'avoir forcer à faire des choses impudiques. L'enfant ne se rend pas compte du mal qu'il fait. Il veut juste se faire aimer ce gosse qui vit dans à peine 10 m2 de saleté.

S'il savait qu'au dessus de lui vivait sa soeur dans des conditions dignes de son rang, s'il savait que sa mère et sa tante ont été guillotinées, s'il savait que plus personne dans les cours royales ne voulaient de lui, s'il savait qu'il était devenu embarrassant pour la Révolution. 

Son corps et son esprit ne peuvent plus lutter et il mourra comme un chien des rues, seul dans le froid et le noir.
Ce pauvre enfant comme vous l'avez deviné est Louis XVII, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette.

 

J'ai vraiment apprécié ce livre. L'auteur a pris le parti de ne pas dévoiler l'identité des personnages au départ, mais au fur et à mesure de la lecture. Je trouve qu'elle a superbemment réussi à se mettre dans la peau de ce pauvre garçon. Elle arrive bien à décrire ce que pouvez être sa décripitude mentale, mais aussi physique. Elle s'est d'ailleurs renseignée auprès de pédopsychiatres. On voit cet enfant qui perd petit à petit tout lien social et va se rattacher comme il peut aux seules personnes qu'il voit. Il veut faire au mieux pour s'en faire apprécier. Il va chanter des chansons grivoises sous les fenêtres de sa mère qui vit à l'étage au dessus, il va l'accuser d'inceste...Puis petit à petit, il va se refermer et va comme perdre l'usage de la parole. Il régresse car il n'a plus aucune stimulation intellectuelle. C'est pour ça que certains témoins de la fin diront qu'il était débile. Ce n'était pas le cas, mais les conditions inhumaines l'ont rendu amorphe ! 

Et puis il y a les témoins de cette vie misérable : les bourreaux ordinaires et une lavandière.
D'abord la lavandière. Elle est la meilleure dans son domaine et on lui demande de se charger d'un linge bien particulier. Elle ne sait pas que c'est la famille Capet qui vient d'être enfermée au temple. Elle raconte que le linge est beau et fin. Elle se rend compte qu'il y a un père, une mère, une autre femme et 2 jeunes enfants. Elle voit que se sont des gens habitués au luxe car il se change complétement tous les jours. Puis elle voit qu'il manque les habits du père. Puis elle voit que les vêtements viennent moins souvent et que ceux du garçon sont de plus en plus sale. Puis elle n'a plus les vêtements de l'enfant. Elle prévoit qu'un grand malheur a touché cette famille. A aucun moment, elle ne pensera à la famille royale. Elle va en parler à sa patronne qui va lui demander de s'occuper de ses affaires. Elle ne parlera plus jamais du petit garçon mais elle ne l'oubliera jamais ! 
Et ensuite, les bourreaux, ceux qui croyant bien faire, ont fait de la vie de garçon un véritable enfer : les gardiens, les envoyés du conseil révolutionnaire, les médecins ...
Les gardiens et les envoyés révolutionnaires qui l'ont acculé à toujours moins de confort pour se faire bien voir. Il y a bien eu des exceptions mais le mal était déjà trop profondément ancré. Les médecins qui l'ont toujours trouvé en bonne santé alors que l'enfant était mal nourri, maigre à faire peur et malade depuis des mois. 

L'auteur a imaginé des interrogatoires avec les fantômes de ses hommes ordinaires qui sont devenus les assassins de cet enfant. Aucun n'avait conscience du tort qu'ils faisaient à cet enfant. Tous avaient conscience de faire un grand service à la Révolution. Tous ont commencé à oublier ce petit garçon qui croupissait au fond de cette chambre. Il était devenu une verrue pour tous. Suite à son témoignage contre sa mère et sa tante, plus aucune cour d'Europe ne voulait de cet enfant que l'on considérait comme un menteur et un débile. Ses oncles n'ont pas fait grand chose pour l'aider. Il ne restera que sa soeur pour le pleurer.

Et dire qu'ils vivaient à un étage l'un de l'autre ....

Un beau livre émouvant qui m'a donné envie de lire plus sur cette famille ... 

 

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15 novembre 2012

"Les fosses carolines" de Cavanna

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On prend l'écriture acide de Cavanna et on prend le règne de Charlemagne, cela donne cet ouvrage.
Le spitch vite fait : Charlemagne est le plus des empereurs, sa dernière femme vient de mourir (laquelle la 2°, la 3° ? Même lui ne sait plus). Il veut se remarier !! Bah oui, il a des besoins le petit père (pas si petit que ça d'ailleurs)
De l'autre côté de l'Europe, il y a Irène, l'impératrice sanguinaire. Elle est pas mal open pour un mariage impérial. Cela serait encore mieux que Kate et william !! Des lettres s'échangent mais cela n'avait pas la rapidité du SMS ! Chalie attend mais il ne sait pas que le courrier d'Irène a été tué . A quelle époque !!!

Irène l'apprenant trouve deux petits frenchies qui vivaient dans son Empire et décident de leur donner cette mission. Bien évidemment elle le leur demande à moitié à poil, ça aide à avoir leur consentement !

Les voilà qui partent sur des routes dangereuses ...

Bon autant j'ai adoré le cycle du Hun Blond, autant là , me suis ennuyée, j'ai même abandonné la lecture aux 3/4 ! Pas bien !! Cela ressemble trop au Hun mais sans le piment. De la vulgarité pour de la vulgarité, non merci !!

J'ai quand même bien aimé le personne d'irène, cette impératrice qui aura fait bien des misères à son fils, ses beaux-frères, son peuple ...Une sympathique !!

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"La dame du Palatin " de P. de Carolis

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Voilà une biographie romancée de Paulina, seconde épouse du grand Sénèque.
A peu près tout le monde connait le grand philosophe Sénèquen, précepteur de Néron...Mais qui sait que sa seconde épouse, la jeune Paulina était originaire d'Arelate, notre Arles. Hé oui, c'était une gallo-romaine.
Elle était issue d'une famille aisée, son père étant un chevalier qui avait fortune dans le commerce.
Elle aura la vie de toute jeune fille de son temps. En effet, dès la puberté, elle sera mariée à un jeune homme qu'elle n'aimera pas, mais qui montrera de gros avantages pour son père.

Ce mariage ne sera pas heureux. Il n'existera qu'incompréhension entre les deux époux. Un fils naîtra qui sera la joie de Paulina. Malheureusement, à la suite d'une seconde grossesse qui se terminera en fausse couche, Paulina se détache de plus en plus de son mari pour ne se consacrer qu'à son fils.
Mais un malheur n'arrivant jamais seul, elle perdra le seul amour de sa vie, son petit garçon, emportait par une des nombreuses maladies infantiles de son temps.
Elle sombre dans le mutisme et la mélancolie.
Son père qui a reçu une belle promotion à Rome lui demande de le rejoindre. Paulina accepte pour échapper à ses lieux qui lui rapelle trop les moments heureux du passé.
Sur le chemin, une avarie du bâteau va l'obliger à séjourner en Corse pendant 3 semaines. Elle va y rencontrer un exilé, Sénèque. Entre eux, cela sera la fusion des esprits malgré la grande différence d'âge. Il a la cinquantaine, elle toute juste la vingtaine.

Elle repart et arrive dans cette Rome grouillante et si troublante. Elle va se retrouver face à un choc des cultures entre les provinces et la Rome, capitale du monde. Elle va rencontrer l'Empereur Claude et sa femme-nièce Agrippine. C'est Paulina qui va demander le retour en grâce de Sénèque. Agrippine en fera le mentor de son fils, Néron.

S'ensuivent tous les épisodes célèbres de cette période : la mort de Claude, Britannicus, Néron...et j'en passe. 

Paulina retrouve Sénèque et tout bien calculé....pouquoi ne pas se marier ? Chose faîte ! On ne peut pas dire qu'il y aura de véritable amour entre eux, mais une grande amitié, de l'estime et du respect...
Jusqu'au final, la mort de Sénèque, voulue par Néron. Paulina restera fidèle jusqu'au bout, tentant même de suivre son époux dans la mort... 
Elle décidera de quitter cette Rome vérolée et de retourner à Arelate. On entendra plus jamais parler de cette femme qui a cotoyé les plus grands de son temps.

Un livre très bien écrit dans lequel on retrouve le talent d'orateur de l'ancien présentateur des Racines et des Ailes et de l'actuel Grand Tour. On sent vraiment que P. de Carolis s'est renseigné sur l'époque et les personnages. Commes pour Les demoiselles de Provence, on sent qu'il a aimé l'écrire et qu'il a aimé ses personnages.
Il a réussi à faire de Paulina, non pas un personnage terne de citoyenne romaine uniquement guidée par sa vertu, mais surtout une jeune femme partagée par ses sentiments, une mère éplorée, une femme soucieuse, une citoyenne frustrée.

J'ai également bien apprécié le personnage d'Agrippine. Je suis toujours intriguée par cette femme, fille de Germanicus, héros de son pays, qui fera tout pour que son fils accède au trône. Elle en paiera le prix ! 

Quant aux rôles masculins, ils m'ont fortement moins marquée. C'était déjà le cas dans Les demoiselles de Provence. Même Sénèque m'a laissée un peu de marbre.

Vraiment un livre à lire pour Paulina que l'on découvre. 

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28 octobre 2012

"Louis XIII" de Chevallier

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Je souhaitais lire une biographie de Louis XIII car dans la plupart des ouvrages que j'ai lu sur Louis XIV ou Anne d'Autriche, il avait une piètre image. Un mari froid, un père distant.
Cet ouvrage m'a permis d'en savoir plus !  Il est très intéressant car bien qu'il garde une trame chronologique, il est également scindé en parties thématiques : les plaisirs, la santé, les favorites, les favoris, l'épouse, la mère, les frères et soeurs ...

Ce livre m'a présenté un roi humain doux, mais triste.
Ce fut un enfant qui aimait énormément son père et avait beaucoup de mal à vivre loin de ce dernier. Il faisait tout pour faire plaisir à Henri IV. Son père le lui rendait bien. Il adorait son fils. Il arrivait souvent que le Vert Galant fasse chercher ses enfants pour qu'ils viennent dormir avec lui. L'assassinat de son père fut pour lui une véritable souffrance. Car d'une part, ce n'est jamais facile de perdre un parent si jeune et d'autre part, il devenait roi.
Mais surtout, il se retrouvait seul avec une mère qui ne l'avait jamais vraiment aimé. Elle lui a toujours préféré son frère Gaston. Durant la régence, elle fera d'ailleurs tout pour ne laisser aucun pouvoir à Louis XIII. Il vivra très mal cette situation et ne s'en libèrera qu'avec la destitution de sa mère, le départ de cette dernière, mais surtout le meurtre de Concini, le favori de sa mère.

C'était un homme très intelligent et brillant, plus que ne le fut surement son fils Louis XIV. Il adorait apprendre et avait des facilités.
Il étaiit très famille, il adorait ses frères et soeurs légitimes. Il en prenait soin avec une grande attention. Dès que sa mère accouchait, il accourait pour rencontrer le nouveau né. Il fut par contre beaucoup moins tendre avec ses frères et soeurs bâtards. Dès son plus jeune âge, il savait dèjà faire la différence entre les bâtards et les légitimes. On ne peut pas dire qu'il avait de la haine contre eux, mais il ne se cachait pas du peu d'intérêt qu'ils avaient pour eux. D'ailleurs ces derniers le lui rendront bien quelques années plus tard.
Comme je l'ai dit plus haut, sa mère ne l'aimait que moyennenement. Il a eu la chance de trouver en la reine Margot une maman de substitution. D'ailleurs il lui donnera le titre de Maman. Elle le considèrera comme son fils et lui léguera tous ses biens.
C'était un jeune homme très mélomane. Il adorait écouter et jouer de la musique dès son plus jeune âge. Il adorait également les animaux à tel point ques les cours étrangères lui en offraient chaque année.

Mais surtout ce fut un dauphin et un roi passionnait de chasse et de batailles. Comme l'on dit la plupart des historiens, ce fut le dernier vrai roi guerrier. Il adorait mener des batailles. Son goût des armes s'est retrouvé dans la chasse, son grand plaisir. Il y allait dès qu'il pouvait. Versailles était d'ailleurs son pavillon de chasse, avant que son fils n'en fasse un palais somptueux.
C'est d'ailleurs lui qui gagna le Roussillon, chose que son fils va entériner avec le Traité des Pyrénées.
C'est aussi un roi qui avait conscience qu'il devait être épaulé dans sa tâche par une sorte de Premier Ministre : Richelieu, puis Mazarin. Mais tout en gardant une haute estime de sa qualité de roi

C'est un enfant qui fut très tôt au fait des choses sexuelles. En effet, la cour du Vert Galant était loin d'être prude. Grâce au journal de son médecin personnel, on sait que le jeune Dauphin savait ce qu'était les attributs sexuels qu'ils soient féminins ou masculins. Il se vantait d'avoir déjà vu ceux de ses nourrices et de ses soeurs. D'ailleurs comme je l'ai dit plus haut, Henri IV avait l'habitude de dormir nu avec ses enfants. Des choses qui de nos jours enverraient des pères en prison.
Mais Louis XIII ne fut pas un roi porté sur les choses sexuelles. Il eut deux favorites de coeur, mais il n'osa jamais passé le pas. Il avait une forte attirance pour elles Marie de Hautefort et Angélique de La fayette, mais jamais il n'osa franchir le pas. Il eut aussi des favoris comme de Breynes et Cinq-Mars. Beaucoup de contemporains et d'historiens pensent que Louis XIII était un homosexuel latent, qui n'osa jamais franchir le pas. Chevallier ne confirme pas l'homosexualité, mais laisse planer le doute. Pour lui, cela serait peut-être cela qui a fait que le Roi a toujours eu des problèmes avec l'acte sexuel.
Ce fut également le cas avec la reine Anne.
Leur mariage n'a été vraiment consommé que 4 ans plus tard, ce qui est bien long !

Concernant son mariage, l'idée même d'un mariage avec une espagnole était pour lui insupportable. C'était l'ennemi ! Il criait partout qu'il ne la toucherait jamais ! Mais quand il l'a rencontra, il en fut tout autre. Les premières années furent une véritable lune de miel. Malheureusement, il n'a pas supporté de la voir continuer à correspondre avec son pays. Pour lui, c'était une trahison !  Puis Richelieu joua un grand rôle dans la séparation des époux. Il ne supportait pas la reine. Ils continuaient quand même avoir des relations car la reine connut plusieurs fausses couches. Mais ces tentatives n'ont font que renforcer le fossé.

C'est un roi qui pensait plus au bien être de son  peuple qu'au sien propre. Il était économe. D'ailleurs, pour son enterrement, il avait prévu de faire les choses en petit pour ne pas dépenser à outrance.

C'est un homme qui a souffert dans sa chair depuis son enfance. Il n'a cessé d'avoir des ennuis intestinaux qui lui ont pourri la vie. Il en mourra d'ailleurs. Ses ennuis de santé ont joué sur son humeur qui de joyeuse durant son enfance et devenue triste dans l'âge adulte.On a d'ailleurs le témoignage de son médecin qui décrit ses moments difficiles. Il passait de moments de diarrhées violentes à des jours de fortes constipations douloureuses.

J'ai trouvé la conclusion de l'ouvrage très forte. L'auteur indique que Louis XIII fut le dernier roi a être réellement pleuré par ses sujets. Louis XIV étant pleuré dans le soulagement par son peuple, Louis XV dans l'indifférence... Il n'a pas volé son titre de Louis Le Sage.

 

Lu dans le cadre du challenge 

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"L'enfant des lumières" de F. Chandernagor

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Ruiné par des affairistes sans scrupules, le comte de Breyves s'est donné la mort : au XVIIIe siècle, pire qu'un malheur, un scandale. Veuve à trente ans, sans appuis, sans fortune, sa femme fuit Paris et la Cour pour se réfugier dans une campagne éloignée avec son fils Alexis, âgé de sept ans. Désormais, elle va consacrer sa vie à cet enfant. Avec une idée fixe : le rendre invulnérable. D'Alexis, si gai et charmeur, Madame de Breyves veut faire un homme apte à tous les combats, toutes les ruses. Ce grand roman d'amour - celui d'une mère pour son fils - se situe à la fin du siècle des Lumières, à la veille de la Révolution. Mais les questions qu'il pose sont aussi celles d'aujourd'hui : pour affronter un monde de plus en plus dur, faut-il endurcir nos enfants ? Quelles valeurs transmettre encore, quand autour de nous la société se défait ? Amazon.fr

Dans ce livre, tout commence par un épisode douloureux qu'a vécu Mme de breyves quand elle avait 6 ans. Elle vivait dans les îles, son père était propriétaire terrien. Mais voilà qu'une nuit, les esclaves se sont rebellés et ce ne fut que sang, feu et cris. La petite n'a eu la vie sauve que grâce au courage sa nounou noire qui y laissera sa vie. Il y a de quoi traumatiser une enfant à jamais.
On la retrouve 30 ans plus tard. Elle est veuve. Son mari suite à des ennuis financiers, s'est suicidé. Mis à part à l'époque grecque et romaine, le suicide est une plaie, une honte pour ceux qui restent.La jeune veuve décide de quitter la cour pour éviter l'opprobe. Elle prend dans ses bagages son fils Alexis.
Elle revit son histoire d'amour avec son mari et elle se rend compte qu'il a été trop faible, qu'il a été trop faible, trop gentil et donc trop vulnérable.
Elle ne veut pas que son fils devienne comme cela et elle va lui donner une éducation conforme à ses désirs. Elle veut en faire l'objet de sa vengeance, un être sans scrupules, sans états d'âme, un être qui ne se laissera pas amadouer.
Elle va appliquer cette règle de vie au détriment de beaucoup !! Au prix même de l'amour filial !

Alors je dois dire d'emblée que je n'ai pas accroché. J'ai eu beaucoup de mal à me mettre dans l'histoire, surtout tout le côté financier, spéculations...Pfff ça m'a perdue !! 
Ensuite, je peux comprendre le thème de cet ouvrage : rendre plus fort nos enfants pour affronter la vie, mais j'ai eu du mal avec la mère. Elle ne cesse de réprimander son enfant, de lui faire faire des choses horribles pour l'endurcir comme de tuer son chien. Elle le bride dans ses sentiments, ses joies...Elle ne cesse de repenser au passé, aux fautes de son époux et j'avais l'impression qu'elle se vengeait sur son fils de cette situation. 
Parfois, il lui arrive de montrer des moments d'amour, mais elle les réprime comme si elle avait eu honte de les montrer.
Puis j'ai trouvé que l'écriture de Chandernagor ressemblait étrangément à son personnage : froide, peu avenante, triste ...

En définitive, un thème très intéressant mais un personnage et une écriture trop froides ! 

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Cycle "Le Hun Blond" de Cavanna

Cycle en 6 tomes

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La hache et la croix

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Le dieu de Clotilde

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Le Sang de Clovis

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Les reines rouges

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L'adieu aux reines

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Ce cycle se déroule durant les temps mérovingiens. Même si Cavanna a choisi de faire dans l'historique, ces ouvrages ne sont pas des romans historiques. Je préfère le préciser car je pense que pas mal de lecteurs ne connaissant pas l'écriture et la passé de Cavanna (Hara-Kiri, Les ritals...) ont dû être surpris à la lecture de ces livres.

Alors tout commence sous le règne de Mérovée. Il est pour le moment un petit roi franc parmi tant d'autres. C'est l'époque durant laquelle l'Europe romaine est fragilisée par toutes ses tribus barbares mais surtout par l'arrivée des Huns. Attila dévaste tout sur son passage.
C'est dans ce contexte de guerre que va naître le hun blond. Qui est-il ? Sa mère une belle barbare blonde, forte poitrine, yeux bleus...est la jeune suivante de l'épouse de Mérovée. Elles tombent dans un guet-apens hun. Ca commence mal pour elles, mais voilà que parmi ses sauvages bridés, un a des notions linguistiques et comprend qu'on est en train de violer la reine. On décide de les prendre comme esclaves pour Attila. Sur le chemin, notre belle franque et notre jeune hun vont tomber amoureux et s'échapper. Voilà comment commence l'histoire du Hun blond. Un franc blond, aux yeux bleus...et bridés.
Il va suivre les aventures de Childéric, fils de Mérovée, puis ensuite celles de Clovis, fils de Childéric.
A sa mort, ses descendants continueront à suivre les rois mérovingiens....

Cavanna suit une trame générale historique véridique sur les mérovingiens, il ajoute de temps en temps des épisodes célèbres tels que le vase de Soissons, la baptême de Clovis "Fier Sicambre ..." mais il se l'approprie.
Et quand je dis que Cavanne s'approprie l'histoire des Mérovingiens, c'est juste truculent !! C'est vulgaire, très moderne, plein d'humour...et c'est parfois surréaliste.
Il me reste l'exemple de la rencontre entre le Hun Blond et Lancelot du Lac. Le hun est sur les routes suite à une mission qu'il doit accomplir pour le roi et le voilà qui rencontre un chevalier errant, Lancelot. Ce dernier lui explique dans un langage approximatif qu'il doit rechercher le Saint Graal mais que cela commence à le faire chier, surtout que derrière lui sur son cheval, il doit se coltiner la dame du lac qui est invisible et qui le pince dès qu'il regarde une autre femme. 
L'écriture de Cavanna s'adapte à merveille avec cette époque cruelle, violente. Il fait bien s'imaginer que dans cette famille ce n'était que violence, meurtres. On tuait le frère, le cousin, les neveux...
Même la reine Clotilde, qui malgré son image de sainte, ne fut pas en reste. C'est elle qui poussa ses fils à venger le meurtre de ses parents ;  c'est elle aussi qui préféra voir ses petits-fils morts plutôt que de les savoir tondus ! D'ailleurs, un seul survécut, le futur Saint Cloud. L'épisode de la mort de ses pauvres gamins est horrible car Cavanna la décrit avec des morts crus.
On voit aussi cette violence dans les deux reines rouges Brunehaut et Frédégonde. Il y a matière et Cavanna avait de quoi se réjouir.
Et tout cela est vécu par la famille du Hun Blond qui reste un témoin d'importance des évènements mérovingiens.

J'ai aimé lire ces livres. J'ai apprécié de lire de l'histoire autrement. Mais il faut surtout garder à l'esprit que ce ne sont pas des romans historiques. C'est un peu comme si l'auteur avait voulu montrer par sa façon d'écrire violente, crue, ce qu'était les Mérovingiens. Je pense que son écriture ne pouvait s'adapter à nulle autre époque.
Après il ne faut pas oublier que c'était leur mode de vie. Tout se réglait par le sang. Tous les garçons pouvaient hériter du père. Ils ne connaissaient pas la primogéniture. Et cela durera d'ailleurs avec les Carolingiens. Si on voulait être le seul (et qui ne l'aurait pas voulu), il fallait tuer les frères avec qui on avait joué durant l'enfance. Il fallait tuer les neveux ou les nièces dont on était les parrains.
Il faut imaginer qu'à chaque décès royal s'ensuivait des années de guerre civile.

A lire si on veut voir autre chose qu'un Histoire asseptisée, bien sous tous rapports. A éviter si on ne supporte pas la familiarité, la vulgarité, si on ne peut concevoir que cette période était sale, violente, cruelle, folle ...

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22 octobre 2012

"Les bals de Versailles" de M. Peyramaure

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"À la grande fresque romanesque de l'Histoire de France que peint l'œuvre de Michel Peyramaure – de Vercingétorix à Jeanne d'Arc, d’Henri IV à Napoléon, de la Révolution à la fin du XIXe siècle –, manquait le Grand Siècle. Entreprise périlleuse si l'on veut mettre Louis XIV seul au premier plan. Michel Peyramaure a choisi de faire revivre cette époque à travers les femmes que le Roi a aimées. Il n'y a rien de plus romanesque que cette histoire-là.

Dans l'ombre d’une femme exceptionnelle, Mme de Maintenon, le narrateur observe les intrigues et les passions de la cour.
Michel Peyramaure a besoin d’un témoin. C'est Nicolas Chabert, jeune homme intelligent et secrètement ambitieux, que les hasards des rues de Paris mettent en rapport avec Paul Scarron, l'illustre auteur du Roman comique, et donc avec Françoise d'Aubigné, son épouse. En s'attachant au destin de celle qui sera Mme de Maintenon, il découvre tous les secrets de la cour – toute cette tragicomédie d'ombres et de lumières qui se joue dans les coulisses et sur le théâtre de Versailles. Il voit passer les grandes favorites : Marie Mancini, Louise de Lavallière, Mme de Montespan, Mlle de Fontanges – et disparaître selon la fantaisie du Roi. Seule, discrète, obstinée, Françoise d'Aubigné, devenue duchesse de Maintenon, creuse son sillon dans cette folle société. Jusqu'à devenir l'épouse du Roi." amazon.fr

J'ai découvert M. Peyramaure il y a peu et je l'apprécie de plus en plus.
Dans cet ouvrage, il nous fait vivre le siècle de Louis XIV à travers le regard d'un jeune homme sans fortune, sans avenir, sans réseaux...
Nicolas était un jeune chanteur mais voilà que sa voix a mué et qu'il est remercié. Il se retrouve littéralement à la rue, sans un écu. Il va voir la vraie vie des parisiens, la dureté de ce monde où chacun se bat pour survivre. Heureusement pour lui, il a étudié le latin et le grec. Il va se faire employer dans une imprimerie. Par son travail, il va cotoyer des intellectuels et notamment Scarron.
Il va commencer à fréquenter les cercles littéraires et va rencontrer la femme qui va changer sa vie Françoise Scarron. Il en est secrétement amoureux, mais pour ne pas gacher leur amitié, il ne tentera rien. 
Il va être un de ses amis fidèles que ce soit dans les moments difficiles après la mort du poète et dans les moments heureux à la Cour.
Elle ve même lui demander d'être son secrétaire particulier.
Il va passer de l'autre côté du miroir.
il va voir ce qu'est la Cour de Louis XIV avec ses amourettes, ses intrigues, sa politique, ses jalousies...
Il restera un fidèle de la Maintenon tout en gardant sur elle un oeil critique ! 

J'ai vraiment aimé ce livre car pour l'instant c'est un des seuls qui montre aussi le côté sombre de la Cour de Louis XIV. Il n'hésite pas à critiquer ce roi qui dépensait des fortunes en bijoux pour ses maîtresses et en pierre pour ses châteaux. Il fait d'ailleurs un beau parallèle entre les français qui crevaient de faim et le gaspillage fait à la Cour.
Il est également pas mal critique sur les moeurs assez dissolues de la Cour. Il en prendra d'ailleurs bien sa part. Il va accumuler les amourettes tout en étant farouchement attaché à son condition de célibataire. D'ailleurs quand il décidera de se marier, il sera vite trompé par son épouse. Un peu comme s'il savait déjà qu'un couple ne pouvait rester fidèle, que c'était une évidence que tout le monde se trompait. 
J'ai également apprécié le fait que malgré l'amitié que porte le héros à Mme de Maintenon, il n'hésite pas à être très critique. Il lui en voudra notamment d'avoir poussé le roi à édicter la Révocation de l'Edit de Nantes. Il lui reproche les querelles religieuses qui s'en suivent dans le royaume. Il aura du mal également à supporter son changement de comportement après son mariage royal. 

Cela fait du bien de lire un livre qui ne montre par que les ors de la Cour. Avec M. Peyramaure, on sent déjà poindre les malheurs qu'engendreront cet absolutisme, cette noblesse décadante. 

 

Lu dans le cadre du challenge 

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19 octobre 2012

"Pour mon fils, Pour mon roi - La reine Anne, mère de Louis XIV" de P. Alexandre et B. de L'Aulnoit

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Tout est déjà dans le titre. Voilà une biographie sur la mère de Louis XIV, Anne d'Autriche.
Beaucoup la connaisse au travers d'Alexandre Dumas avec le livre Les Trois Mousquetaires. Son rôle y est réduit à son amourette avec le british Buckingham et l'histoire des ferrets ...Mais elle n'est certes pas que cela ...bien au contraire..

Elle est tout d'abord infante d'Espagne. Elle descend en droite ligne de l'Empereur Charles Quint .Elle a un sacré pédigree. Elle mène une enfance tranquille et heureuse à la cour d'Espagne. Même si elle est orpheline de mère relativement tôt, elle ne manquera jamais d'amour paternel. Elle aura une relation privilégiée avec son père.

Puis les évènements s'enchainent, on la fiance au jeune roi de France, Louis XIII. Un gamin comme elle. Elle va devoir quitter sa patrie, sa famille , son père...Un déchirement...Et tout cela pour partir chez l'ennemi ! 
Son père va l'accompagner jusqu'à la frontière, chose assez rare. Cela prouve bien le lien fort qui les unissait. Elle sait qu'elle ne le reverra jamais ! 

Puis vient le mariage et la rencontre avec l'époux. Elle n'est pas déçue. Il est galant, bien fait de sa personne, attentif à ses moindres désirs...Et un amour réciproque s'épanouit.
Malgré le pouvoir, les ennuis politiques, ils vivent comme des tourtereaux.

Mais cela ne va malheureusement pas durer !! Anne ne donne pas d'héritier à la couronne ce qui peut paraître un crime de lèse-majesté. De plus, elle ne peut se résoudre à ne plus correspondre avec sa famille et ses amis restés en Espagne. Richelieu veut l'anéantir et va tout faire pour monter le roi contre son épouse. La pauvre est totalement persécutée par cet homme ambitieux et jaloux. Et Louis XIII n'est que trop influençable. Le roi va se détacher de son épouse petit à petit. Il lui en veut de correspondre avec le royaume ennemi mais surtout il se sent la risée de toute l'Europe de ne pas avoir encore donné d'héritier. Il est également tourmenté par ses problèmes familiaux avec sa mère. Il devra même se résoudre à la bannir du royaume.

Tout cela, et les années passant font que le couple se détache. L'amour disparait. Un couple qui n'aura pas su surmonter les épreuves. Anne est totalement persécutée par Richelieu qui la fait espionner, lit sa correspondance...Une véritable prisonnière. On lui en veut d'être restée Espagnole ! 

Elle ne s'en sortira quà la mort de son tyran. Elle aura la consolation de trouver un ami dans la personne de Mazarin, ce jeune italien qui ressemble tant à Buckingham, pour qui elle a eu un faible par le passé.

Puis le miracle a lieu avec la naissance du Dauphin Louis Dieudonné. Cette naissance si peu attendue après tant d'années fera couler beaucoup d'encre. Pour beaucoup, cela relève du vrai miracle, pour d'autres, du fruit des amours de la reine avec Mazarin. De nos jours encore, certains s'interrogent sur cette stérilité qui a duré près de 20 ans entre les époux royaux pour s'effacer brutalement et donner naissance à deux garçons. 

Ce sont les années de bonheur. Elle a fait son travail, elle a donné deux héritiers à la couronne et elle est épaulée par Mazarin, un homme qui lui est cher. La naissance de ses fils va la rendre véritablement française. Elle va devenir une véritable lionne ! Son caractère énergique fera pleinement jour avec l'épisode de la Fronde. Elle risquera tout pour sauvegarder le pouvoir de Louis ! 

Puis les années passant, elle gardera un rôle auprès de son fils le roi. Conseils, jugements, amour...Elle sera la pièce maîtresse de la vie de Louis XIV. Elle n'aura que le déplaisir de voir ce fils être porté par ses passions pour les femmes. Elle lui en fera souvent reproche. Elle aura été d'ailleurs celle qui le persuadera de renoncer à Marie Mancini. Pour dire, le roi attendra la mort de la reine mère pour véritablement officialiser ses amours avec Louise de La Valière.

Ses dernières années de vie ne seront que souffrance. Elle décèdera d'un cancer du sein. Les médecins se seront acharnées sur elle et l'auront fait souffrir plus que son compte ! Elle restera stoïque ! 
Elle mourra avec à son chevet son cadet Philippe. Louis n'a pu rester car il ne supportait plus de la voir dans cet état. Il demandera d'ailleurs à son frère de quitter la chambre. Ce dernier lui dira  qu'il n'en fera rien, qu'il restera auprès de sa mère et que cela serait l'unique désobéissance de sa part.

A sa mort, Louis dira qu'elle fut un grand roi. On voit dans ce sentiment tout l'amour, la reconnaissance d'un fils pour sa mère, d'un roi pour son prédecesseur ! 

Un livre très intéressant qui montre le parcours chaotique et douloureux de cet enfant insouciante et heureuse qui va devoir lutter pour sa survie.
Elle n'aura pas la chance de jouir de son statut de reine étant au départ étouffer par Richelieu, puis après veuve et défendant son fils. 

Elle a fait l'admiration de beaucoup tant par sa beauté et bonté. Elle n'était pas forcément d'une grande intelligence mais avait beaucoup d'intuition. 
Une femme qui mèrite d'être connue autrement que la mère de Louis XIV. 

Puis reste quand même un mystère : a-t-elle été la maîtresse de Mazarin ? Cela restera sans réponse

Lu dans le cadre du challenge 

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09 octobre 2012

"Le Montespan" de Jean Teulé

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On connait bien LA Montespan, mas qui connait LE Montespan. Bien oui, la favorite avait un mari et des enfants avant de tomber dans le lit du Roi Soleil.
Les Chroniques de l'époque présentent un homme volage, violent, violeur. Il est connu pour avoir plus ou moins kidnappé de jeunes filles à leurs familles pour en faire ses maîtresses.
Quand il s'est rebellé contre le Roi, tout le monde lui est tombé dessus. Personne n'a compris son comportement. 
Peut-être que son comportement malsain qui suivra en est la conséquence ?!

Jean Teulé a voulu montrer la détresse de homme à qui on a ravi sa femme, une femme dont il était éperdumment amoureux.
Bien sûr, cela est très cru, trop cru, car franchement cela n'amène rien à l'histoire. 
C'est un personnage qui ne s'en remettra jamais. Il ne comprendra pas pourquoi sa femme s'abaisse à faire de telles choses. Et pourtant il continue à l'aimer. Il n'a pas pas peur de défier le roi. Il fera mettre des cornes sur son carrosse et sur son blason.

Il a été touché dans amour propre mais surtout on lui a tout enlevé au moment où il était le plus heureux. Il avait une belle femme, deux beaux enfants. Bon, il est vrai qu'ils ne roulaient pas sur l'or, mais c'était du secondaire. Il allait de refaire une situation lors des différentes guerres du roi.

Et tout lui tombe sur la tête. A son retour, il trouve sa femme enceinte d'un autre....Tout s'écroule !!
J'ai adoré Montespan. C'est un personnage pittoresque. On ne peut que compentir à son malheur. On  ne peut que trouver ce roi antipathique, cet homme qui prend les femmes comme bon lui semble sans penser que des familles entières sont détruites !!

Mais surtout pour moi le personnage fort reste celui de Marie-Christine, leur fille. Cette enfant qui voue un culte à sa mère, qui l'aime d'une amour comme peu de mère connaisse.
Cette gamine est vraiment la victime de cette affaire. Elle ne reverra jamais plus sa mère. Et pourtant, elle ne cessera de l'attendre, espérer d'avoir de ses nouvelles. Mais sa mère l'a oublié.
Elle mourra vers ses 13 ans, fatiguée d'attendre sa mère, épuisée par tant d'amour gâché. 

Malgré les coquilles historiques prises par l'auteur (les coussins des chiens lors du mariage par exemple, la chronologie...), ce livre, que j'avais déjà lu, et celui qui fera que jamais je ne pourra avoir une réelle sympathie pour la Montespan. 

 

Lu dans le cadre 

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